mer
05
nov
2008
Trois nouvelles certifications FSC
La certification forestière FSC progresse dans le Bassin du Congo
Avec trois nouvelles concessions forestières certifiées FSC au Cameroun et au Gabon, le secteur privé s’engage à faire progresser la certification forestière dans le Bassin du Congo. Les surfaces certifiées atteignent à ce jour presque 3 millions d’hectares certifiés FSC. Les initiatives se multiplient afin de favoriser le dialogue sur le volet social entre entreprises, ONGs, scientifiques et toutes parties prenantes.
Vers une meilleure prise en compte du volet social
A travers la certification forestière, les exploitants forestiers dans le Bassin du Congo intensifient leurs actions en faveur d’une meilleure prise en compte des questions sociales.
Réticentes au début, les industries forestières s’engagent résolument dans la gestion durable. Toutes n’ont pas amorcé encore ce virage. Mais les plus convaincues ont entamé un processus de dialogue
avec les populations locales visant au développement socio-économique des travailleurs de l’entreprise mais aussi des populations aux abords de la concession forestière.
Ces actions, pour être efficaces, s’organisent sur le terrain grâce aux organisations professionnelles locales et avec l’appui du secteur privé représenté à travers deux associations que sont IFIA et
ATIBT. Citons parmi leurs initiatives les plus récentes, l’atelier de Yaoundé (Cameroun) qui a réuni, fin septembre 2008, des scientifiques spécialistes des bantous et des pygmées et des parties
prenantes comme des entreprises forestières, des ONGs, des représentants de FSC International, national et local, de la société civile…
Lors des discussions, une attention particulière a été portée sur l’importance du rôle de l’Etat et sur la mise en application de futurs dialogues entre populations locales et entreprises forestières
traitant des droits d’usage liés à la chasse et au braconnage, le droit des travailleurs forestiers…
Un prochain atelier devrait voir le jour (début 2009) sur les forêts à haute valeur de conservation à l’initiative conjointe de l’ATIBT et de IFIA.
3 nouvelles concessions forestières certifiées FSC dans le Bassin du Congo
Rougier Gabon, CEB/Precious Wood au Gabon et Pallisco (Pasquet) au Cameroun, tous trois membres de IFIA (Association
Interafricaine des Industries Forestières) et fortement engagés dans ce processus de dialogue social, viennent d’obtenir chacun une certification FSC pour l’aménagement forestier et l’exploitation de
forêts tropicales totalisant ensemble une superficie de plus de 1,6 M ha.
Aujourd’hui, le Bassin du Congo compte 7 concessions forestières toutes certifiées FSC au Cameroun, Congo Brazzaville et Gabon avec un total de 2, 96 millions d’hectares :
- Au Cameroun : ce sont 878 896 ha de concessions forestières certifiées (WIJMA Douala – TRC – SEFAC et Pallisco).
- Au Congo : 748 200 ha certifiés (CIB/DLH)
- Au Gabon : 1 304 967 ha certifiés (Rougier Gabon – CEB/Precious Wood).
A travers ses membres, l’objectif ambitieux de IFIA est de voir certifier 10 millions ha de forêts tropicales dans la région d’ici 2012.
La certification forestière : un réel atout de développement pour
l’Afrique
Aujourd’hui 3 millions ha certifiés FSC. Courant 2009 presque 4 millions ha certifiés FSC ! L’Afrique devient ainsi le premier Bassin forestier de forêts natives certifié au monde.
Malgré le coup d’arrêt apporté par la crise économique très sévère récente qui touche particulièrement le secteur, les produits certifiés répondent toujours à la demande accrue du consommateur de
plus en plus sensible à la valeur durable du produit qu’il achète.
De son côté, l’Afrique doit trouver de nouveaux débouchés pour développer son industrie de transformation, doit accélérer ses efforts de formation en matière de gestion forestière, de production et
de commercialisation…C’est cette voie que l’Afrique doit prendre si elle veut devenir compétitive face aux autres pays émergents. L’Afrique, celle qui est engagée dans la gestion forestière durable,
doit profiter de son avance en ce domaine, avance bien fragile pourtant.
Car il reste encore beaucoup à faire ! la lutte contre le bois illégal, l’instauration d’une meilleure gouvernance… constituent des préalables nécessaires à l’avancée de la certification chez les
forestiers de cette région.
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