PERSPECTIVES
L'Afrique au premier rang des candidats
Le plan d’action FLEGT, par l'envergure des enjeux commerciaux, a permis de relancer les politiques en faveur de la gestion forestière durable dans les pays exporteurs. Il inspire également les accords multilatéraux en préparation.
Du côté des pays exportateurs, le Pan d'action FLEGT de l'Union européenne a pris le relais des initiatives engagées précédemment par l’intermédiaire des processus politiques régionaux de type FLEG sur le thème de l’abattage illicite du bois.
La première Conférence ministérielle panafricaine sur l’application des lois forestières et la gouvernance en Afrique (AFLEG - African ForestLaw Enforcement and Governance) a sans doute permis d'initier un processus politique de lutte contre l’abattage illicite du bois en Afrique.
L'effet moteur de FLEGT
Sur cette base, les chefs d’État et de Gouvernement des pays du bassin du Congo ont exprimé à plusieurs reprises leur volonté politique de combattre l’exploitation illégale des forêts et ont
intégré cette intention dans des programmes régionaux, notamment ceux de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo (PFBC).
Selon la même logique, la plupart des Gouvernements de la région ont manifesté d'emblée leur intérêt pour FLEGT. Avec d'autant plus d'attention d'ailleurs que le plan d’action conditionne
désormais concrètement l'accès de leurs exportations aux marchés européens.
Entrés en vigueur à l'automne 2008, les premières modalités d'applications du règlement FLEGT ont été suivies, en fin d'année, par la signature du premier accord de partenariat volontaire entre
le Ghana et l'UE.
Le tableau ci après reprend l'avancement des APV dans le bassin du Congo et en Afrique de l'Ouest. Notons que les négociations sont déjà bien avancées avec l'Indonésie et la Malaisie et que des
pays tels que l'Equateur, le Guyana, le Vietnam, Madagascar, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, etc. ont marqué leur intérêt vis-à-vis du processus FLEGT.
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Pays cibles |
Lettre d'intention du Gouvernement |
Négociation en cours |
Paraphe de l'accord |
Ratification de l'accord |
Émission des premières autorisations |
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Cameroun |
Oui |
Oui |
janv-10 |
? |
déc-11 |
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Congo |
Oui |
Oui |
09-mai-09 |
? |
juin-11 |
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Côte d'Ivoire |
? |
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Gabon |
Oui |
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Ghana |
Oui |
Oui |
04-sept-08 |
20-nov-09 |
déc-11 |
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Libéria |
Oui |
Oui |
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RCA |
Oui |
Oui |
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RDC |
Oui |
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Un "tremplin" pour les accords internationaux à venir
Mais FLEGT n'intéresse pas seulement les pays exportateurs. Compte tenu de la priorité donnée aux échanges commerciaux et du poids économique de l'Union, il s'est imposé comme l’un des principaux
piliers de la politique forestière internationale.
Ainsi, le gouvernement Chinois et la Commission européenne ont établi et signé le 30 janvier 2009 un mécanisme de coordination bilatérale sur l’application des réglementations forestières et de
leur gouvernance. Il fournira un cadre pour les futures négociations de politiques forestières et des activités jointes sur des questions telles que la vérification de la légalité des bois, la
transparence de la chaîne de contrôle des bois, les politiques d’obtention publiques ou privées pour les bois et les produits forestiers.
Ce mécanisme a pour vocation de servir de "tremplin" pour développer des approches de vérification de la légalité des bois.
Le Plan FLEGT intéresse, par ailleurs, les autres pays consommateurs comme les États-Unis, le Canada et le Japon. À long terme, il a vocation à servir de cadre pour la mise en place d’un cadre
réglementaire multilatéral.

